Physique et Métaphysique :  

Contes, légendes et poèmes soufis.

Symbolisme des images rencontrées sur les chemins de la Vouivre...

Chapitre XII
  
L’Energie CHRIST aujourd’hui
 
 
« Les hommes, que disent-ils qu’il est, le fils de l’homme ? »
 
Matthieu, 16, 13.
 
Le Rabbi demande à ses disciples : « Qui dit-on que je suis, moi, Ben Adâm ? »
Carlo Suarès, affirme, en Kabbaliste né, que « fils de l'homme » est une mauvaise traduction de Ben-Adâm ! L’expression est reprise par Tomas : « Jésus a dit : “Lorsque vous ferez le deux un, vous deviendrez fils de l'Homme et si vous dites : montagne, déplace-toi : elle se déplacera.” » (L. 110)
« ADAMM veut dire : rouge. Cela se rapporte au mythe de la lumière enterrée, qui ressuscite, car la première apparition de la lumière décomposée est rouge (…) Adamah est à la fois le sol cultivable, le féminin de Adamm et sa vie » « Le Adamm (…) est tout ce qui ressuscite, plongé, enfoui dans la force absorbante du sang.[1] »
Il faut pénétrer par l’Intelligence dans une autre compréhension !
« Traduire Ben-Adam Fils de l'Homme, c'est se mettre en état de ne pas comprendre ce que l’on dit (...) : Adam est le Aleph dans le sang ; Ben-Adâm est ce que devient l'ensemble Aleph-sang lorsqu'il rejoint le Principe cosmique de l'indétermination, enjeu de toute la Création.
Iéshoua, en se déclarant Ben-Adâm qualifie le processus même de l’Incarnation et tout être  est amené à réaliser ce processus dans lequel l’Esprit se revêt de chair « Il faut la résurrection de tous les êtres » par « le transfert de son égocentre individuel à l’Egocentre de l’Unique.
[2] »
En se déclarant Ben-Adâm le Rabbi dit une chose immense, immesurable, qui projette dans l'indéfini toute tentative de définir l'Humain (…) : “Connais d'abord le Verbe, puis tu connaîtras le Seigneur, enfin tu pourras connaître l'Homme et sa souffrance.”
[3] »
La Résurrection, c’est réaliser l’Alchimie du Sang et redevenir Ben-Adâm, Aleph dans le Sang : « “Changer votre sang en quintessence Divine”.
Ceci est la Véritable Transmutation, la Véritable Alchimie, Celle du Grand Royaume, le Seul Possesseur des Clefs du Grand Œuvre et d’où seul peut émaner l’Enseignement…
[4] »
 
Le Nom de la Source de toute Vie, de Dieu disait-on (mais un Dieu qui n’a rien à voir avec le vieillard barbu représenté dans les églises et qui succède à Jupiter), le Nom de l’Ineffable n’est pas prononçable. Dire du Rabbi Iéshoua‘ qu’il est “Fils de Dieu”, quel sens cela peut-il avoir ? Tous les êtres qui s’incarnent sur cette Terre sont les Fils de la Vie et possèdent en eux “le Germe d’Immortalité” qui se doit d’aller à son terme ; « Dieu n’est pas un nom ni une personne mais Il est de vous ce qui Est la VIE
[5] ».
A la question posée par Iéshoua, Shim’ôn Petros répond, à Césarée : « Tu es le messie Bèn Elohîm, le fils de l’Elohîm de la vie », (Matthieu 16, 16) Iéshoua‘ recommande à ses adeptes avec obstination « de ne dire à personne qu’il est le messie. » (Matthieu 16, 20).
Alors que Iéshoua‘ est l’irruption sur cette Terre d’une autre dimension de la Vie, il a été divinisé par les uns, et déshumanisé ainsi, alors que tous ceux qui prennent leur croix à son exemple véritable ont à devenir comme Lui, “les premiers nés de la Création”. Il devient un rêve, une projection inaccessible dans une hypothétique résurrection à “la fin des temps” ! Les apôtres et leurs successeurs attendent Son retour, un retour dans ce monde, alors que ce Retour est l’irruption de l’Energie Christ dans l’intime de l’être qui fait l’intérieur comme l’extérieur, sans plus de notion d’intérieur et d’extérieur…
Sa généalogie est symbolique. Pourquoi pas d’ailleurs ! Mais il convient d’en avoir conscience et de laisser parler le symbole.
Pour beaucoup qui désertèrent le Christianisme, il est devenu un humain ordinaire, totalement dénué de mystère. Il fomente une révolte contre l’occupant, prêche une morale fade et banale ; certes, il guérit des malades comme d’autres thaumaturges de toutes les époques, mais il est entouré d’une bande de pécheurs, d’anciens voleurs, de percepteurs, de gens du peuple… Il est obligé de fuir et, trahi et capturé, il est mis à mort comme tant d’autres à cette époque comme en tout temps dont nous avons mémoire. L’histoire que nous connaissons est remplie de gens suppliciés, torturés, déshumanisés, et hélas ! trop souvent en Son nom !
L’idéologie révolutionnaire en fit le premier anarchiste. D’autres, le premier hippie ! Pauvre Paulos qui avait horreur des cheveux longs ! Chacun l’annexe comme socialiste ou communiste, comme libertaire ou marginal, selon la pente de sa réactivité. Beaucoup de communautés dites chrétiennes limitent actuellement leurs activités au social.
Des fabulations sans aucune preuves concrètes le disent avoir échappé à la croix : quelqu’un d’autre lui ayant été substitué, il partit pour l’Orient avec sa compagne Marie Madeleine ; il aurait vécu, là-bas, enseigné, eu des enfants avant de revenir en Israël incognito…
Les années dites inconnues de la vie de Jésus entre 13 et 30 ans ont enflammé les imaginations. L’anthropologiste russe Nicholas Notovich
[6] et l’évangéliste américain Levi John-F. Sullivan[7] ont imaginé un voyage de Jésus depuis Israël à travers l’Inde, le Tibet, la Perse, la Grèce et l’Egypte !
Aucune de ces thèses ne convainc vraiment et l’Eglise hiérarchique les a toutes combattues, tout en se laissant contaminer par la mode, pour ne pas perdre sa clientèle. Ainsi est-elle devenue dans les faits, une puissance politique et sociale au service de dictatures, d’intérêts multiples, ou noyautée par des sectes comme la Sapinière au début du XIXe siècle, ou par des groupes de pression comme actuellement l’Opus Dei espagnole au XXe.
 
Le Coran reconnaît Iéshoua‘ comme prophète, né de la Vierge Marie, Muhammad étant le Sceau de la Prophétie, le dernier des prophètes qui scelle ainsi un cycle en recevant le Coran. Par contre, qu’Allah ait pu avoir un Fils est impensable à leurs yeux, comme est impensable le dogme de la Sainte Trinité, un Dieu en trois personnes, Père, Fils et Saint Esprit !
Le Coran, dans la sourate 5, La Table, introduit ce dialogue entre Allah et Jésus :
« Quand Allah dit : “Ô ‘Issa fils de Mariyam,
as-tu dit aux humains ‘Vous me prenez avec ma mère
pour deux Ilahs distincts d’Allah’ ?”
Il dit : “Louange à toi ! Ce n’est pas à moi de dire
ce qui, pour moi, n’est pas la vérité.
Si je le disais tu le saurais déjà.
Tu connais mon être,
mais je ne connais pas ton Être,
te voici, Toi, le Connaisseur des mystères !” » (v. 116)
Iéshoua‘ est l’Exemple par excellence, et l’on en a fait une idole ! Qu’un humain puisse se dire “Dieu” est scandaleux aussi pour tout rabbin. Le rejet par le peuple juif dans sa grande majorité du “Plan de Rachat” mis en place, tient aussi aux tergiversations des apôtres, aux discussions entre Petros et Paulos, à leurs contradictions qui les maintiennent dans la dualité.
Paulos, dans sa lettre aux Collossiens, nous dit : « C’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la déité… » (2, 9) Cette plénitude “habite” en lui ! Il n’est pas pour autant Dieu lorsqu’il habite son véhicule de chair ! Les subtilités échappent à ceux qui veulent toujours cristalliser, pétrifier ce qui est vivant. Aussi perdent-ils vite “connaissance”. Cette expression dont tout un chacun connaît le sens physique, se produit aussi sur le plan émotionnel lorsque l’émotion sentimentale submerge l’esprit et sur le plan mental lorsque la croyance devient aveuglement. Il est intéressant de voir qu’en anglais, dans les mêmes circonstances, on dise “to lose consciousness”, littéralement “perdre conscience”.
 
Iéshoua‘ a été divinisé par beaucoup, il devient un dieu à la manière des dieux grecs et romains,… malgré le témoignage des apôtres ! Paulos n’écrit-il pas à Timothée :
« Oui Elohîm est un,
et un aussi, le médiateur entre Elohîm et les hommes :
un homme, le messie Iéshoua‘:.. » (I Tim., 2, 5)
Il pressent cette Unité du multiple…, il a des éclairs de compréhension mais ne peut remettre en cause ses multiples préjugés, comme les autres apôtres et évangélistes.
Christ a pu dire en vérité : “Je suis la Voie, la Vérité, la Vie” ! Nous sommes bien loin encore de ce qu’enseigne la théologie officielle !
« La Filière christique est vraie, mais il n’y a plus de représentant, parce qu’il ne le faut pas, c’est fini.1 » Mais la Bible du Verseur d’Eau déploie toutes les Filières, celles du Bouddha, celles du Tao, celle des Maîtres Soufis, celle du Prophète et celle du Christ principalement dont elle explique très souvent le sens ésotérique de Ses Enseignements.
Il y a un au-delà de toutes les Filières qui est le Point créateur de ces Filières. L’Islam est le Sceau de la Prophétie. Il s’agit de rassembler toutes les Filières en soi pour incarner. Seul, vivre l’Instant, vivre un éternel présent, permet l’incarnation. Vivre toutes les Filières, c’est se laisser aussi bien traverser par l’Energie Christ, par l’Energie Bouddha, par l’Energie Huang Pô… et quantité d’autres, puisque “Un le Tout” dans sa multiplicité, sans syncrétisme cependant, chaque Filière ayant sa spécificité et le Connaissant ayant accès à toutes.
La prophétie de saint Malachie
[8], à qui Pie XII attribuait un fort crédit, s’achève par une phrase mentionnant le nom de Pierre le Romain comme dernier pape : « Dans la dernière persécution de la sainte église romaine, le siège sera occupé par un romain nommé Pierre, qui fera paître les ouailles au milieu de grandes tribulations ; après quoi, la ville des sept collines [Rome] sera détruite, et un juge terrible jugera son peuple.[9] » Ce passage ne pourrait-il pas faire allusion au terme de cette « pétrification » qui ne cesse de s’amplifier ?
Benoit XVI a démissionné le jour de la saint Romain, le 28 février 2013 ! L’argentin Jorge Mario Bergoglio est le petit-fils d’immigrants italiens. Pierre II sera-t-il le dernier pape ? Très curieusement, il est le seul pape qui ne porte pas un numéro ! Il est fort possible que l’église romaine, celle de Pierre, trop pétrifiée disparaisse et que naisse l’Eglise de Jean celle du Cœur et non du dogme, une Eglise vivante multiforme, dont les adeptes agiront simplement avec l’Energie Christ sans le besoin d’une hiérarchie.
Quant à « la Cité aux sept collines » qui sera détruite, qui peut savoir ? Ceux qui ont mis à l’index les sept « péchés capitaux » peuvent trembler devant le Juge suprême que sera leur conscience ! La cité qui sera détruite pourrait bien correspondre à l’Etat fictif du Vatican, siège d’un pouvoir dogmatique, qui repousse la Loi de nature et culpabilise inutilement. Comme Ninive à la voix de Jonas, la Curie saura-t-elle faire sa coversion ? Les maux dont elle souffre, aux dires du pape lui-même, sont nombreux :
Dans un discours prononcé le 22 décembre, le
pape François a sévèrement critiqué le haut clergé, et plus particulièrement la curie, le gouvernement de l'Eglise. Il a notamment dressé un « catalogue » de quinze maladies qui menacent selon lui l'institution 
Les voici en détails :
- Se
croire immortel, immunisé ou indispensable.
- Trop
travailler.
- S'
endurcir spirituellement ou mentalement.
- Trop
planifier.
-Travailler dans la confusion, sans coordination.
- « L'
Alzheimer spirituel ».
- Céder à la rivalité ou à la vantardise.
- La « schizophrénie existentielle » (
recourir à une double vie pour combler sa vacuité spirituelle).
- Le « terrorisme des ragots ».
-Le carriérisme et l'opportunisme.
- L'indifférence aux autres (par ruse ou jalousie).
- Avoir un « visage funéraire » (pessimisme, sévérité dans les traits).
- Vouloir toujours plus de biens matériels.
- La
formation de « cercles fermés » qui se veulent plus forts que l'ensemble.
- La recherche du prestige (par la calomnie et la discréditation des autres).
François est peut-être le dernier pape de l'Eglise de Pierre et le premier de l'Eglise de Jean qui doit lui succèder. Ces "Fioretti" le laisse présager.
Dieu est toujours fidèle à Ses promesses ; quant à Ses menaces, elles sont là pour intimider, mais l'Amour, la Compassion et la Miséricorde l'emporte toujours. Ninive n'a pas été détruite malgré les menaces de Jonas
[10] !
Il y avait, au tout début du Christianisme, un foisonnement de vie, dans une grande liberté, l’Esprit soufflant quand il veut et où il veut. Au lieu de voir les diverses facettes complémentaires d’une vérité une, la peur de la vie submergea certains apôtres et leurs successeurs, qui se disputèrent la prééminence et s’appuyèrent très vite sur le pouvoir temporel pour obtenir que le Christianisme devienne religion d’état ! Un non-sens absolu ! Une fausse unité extérieure prévalut afin d’extirper ce qui fut appelé hérésie. Voilà que ceux qui adorent un corps torturé utilisent la torture…
« Jésus a dit : “Celui qui a connu le monde est tombé dans un cadavre ; et, celui qui est tombé dans un cadavre, le monde n’est plus digne de lui !” » (Thomas L. 61)
Qui ne voit que son cadavre, fût-il sur la croix, et non l’Energie qui le ressuscite, n’est pas digne du monde qui permet l’expérimentation de la matière. La conscience humaine est encore déficiente.
Tomas ajoute : « Cherchez un lieu de repos afin que vous ne deveniez pas des cadavres et que l’on ne vous mange pas. »
« Pour simple que soit cette image, elle est juste, et tout ce que dit le Rabbi la vérifie. Venu pour “connaître le monde”, il doit nécessairement tomber dans un cadavre sans quoi son exploration serait superficielle. Il doit entrer jusqu'aux profondeurs extrêmes de ce que devient le mystérieux mouvement de la vie lorsqu'il s'arrête.
[11] » Il sait que des générations abusées vont se nourrir de son cadavre ! Ceux qui peuvent traverser le Feu ne mourront pas !
De ce qui est mort, faire du vivant !
Les gnostiques, comme tant d’autres, devenus aux yeux de ceux qui usurpèrent l’autorité de dangereux hérétiques furent persécutés et calomniés. Les écrits gnostiques disparurent, n’ayant pas le droit d’être diffusés ; c’est pourquoi si peu sont arrivés jusqu’à nous. Quelle trahison de l’Energie-Amour ! Mais “il fallait que le scandale arrive”…
De nos jours, comme depuis des siècles, les églises « poursuivent leur propagande en vue de conquérir un pouvoir sur les consciences. Elles cherchent à s'emparer de l'enfance pour mieux la conditionner. Les religions des Églises et celles des États proclament la nécessité de toutes les vertus, alors que leur histoire n'est qu'une série de violences, de terreurs, de tortures, de massacres inimaginables.
[12] »
Que n’ont-ils lu, tous ceux qui usurpent le titre de “père”, ce qu’écrit Clément d’Alexandrie : « Mes frères et mes cohéritiers, dit le Seigneur, sont ceux qui font la volonté de mon Père. Ne vous donnez donc pas sur terre le nom de Père…
[13] »
Ou encore, « Beaucoup viendront vers moi, vêtus comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
[14] »
Que n’appliquent-ils pas eux-mêmes les enseignements qu’ils délivrent à autrui !
Carlo Suarès ne mâche pas ses mots ! « Deux mille années de cogitations ecclésiastiques ont matraqué l'Esprit. Je ne nommerai que trois de leurs coups : Un : l'adoration du cadavre ; le Rabbi n'en veut plus car elle fait obstacle à sa nouvelle Incarnation. Deux : le nom Jésus-Christ : le Rabbi n'en veut plus car il fait obstacle à sa nouvelle Incarnation. Trois : la culpabilité : elle est celle des psychismes “pétrifiés” (oh ! Pierre !) dans la pseudo-spiritualité de leur pseudo-sauvetage par le Christ. 
[15] »
Sa nouvelle Incarnation ? Chaque humain devenu « la pierre vivante du temple de Dieu », selon l’expression de Petros. Et Paulos aux Corinthiens : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (p. 7) Il écrit : « Aussi, si quelqu’un est dans le messie, il est une nouvelle créature. Les anciennes sont passées et voici les neuves. » (II Cor. 5, 17).
Il serait grand temps que les papes et les “seigneurs” de l’Eglise laissent leurs pompes et leurs rituels qui rappellent Rome, l’Egypte, Babylone et les grands de ce monde. Ce n’est pas là témoignages de Vivants, mais témoignages de morts vivants, qui se font idolâtrer par des foules crédules !
Ou la Vie fait de nous des vivants, avant puis à travers la mort, ou nous restons des morts-vivants, et notre existence inutile avorte ! Pour accéder à la totalité de soi-même, il convient de ne s’enfermer dans aucune nomenclature ; se qualifier ou se laisser qualifier, c’est s’enfermer dans une limitation et se condamner à y rester. C’est prendre une carapace, au lieu de construire une colonne vertébrale, et cet abri est fallacieux.
Notre Soi divin prend les rênes et le mouvoir de notre véhicule humain dans toutes ses dimensions trouve en Lui sa Source. Nous ne pensons plus, mais nous sommes pensés par la Source de toute Vie. Mort à toute relativité, retour à l’Unique-sans-Second. Celui qui prétend vivre “pour Dieu” reste dans l’illusoire de la dualité et rend à la Cause Unique un faux témoignage !
Iéshoua‘ traduit sous forme d'images l’inspiration du ciel, l’énergie qui nous “touche” sur une longueur d’onde particulière. Elle passe par le prisme déformant d’une langue, d’une culture, d’une civilisation, ce qui en fait la force, la beauté, mais aussi la limitation, car il faut, à toute force, aller au-delà des images pour être “touché” par le Réel. Plus riche que la parole est l’image, mais il y a un au-delà des images. Elles empêchent de voir la lumière sans lesquelles elles ne seraient pas visibles, et la lumière elle-même masque le Point créateur de la Lumière, Point qui n’est pas un Point ! « Les images apparaissent à l'homme, mais la lumière qui est en elles est cachée. Dans l’image de la lumière du Père, elle [cette lumière] se révélera, et son image sera voilée par sa lumière. » (Thomas L. 87) Dieu prend refuge dans la Ténébre…
L’Amour, l’Energie Amour, prime sur la loi et l’abolit, la transcende.
« Le Rabbi est venu “accomplir les Écritures” et non les rejeter, il est venu faire exploser l'Énergie contenue en Israël depuis Abraham, et nulle autre.
[16] »
Qu’est aujourd’hui le Retour du Christ ? « C'est renverser le processus de la dégradation de l'énergie : aller en sens inverse de l'entropie. En retournant dans l'Intemporel, après sa brève apparition-non-apparition par le truchement du Rabbi, l'Énergie cosmique ramène avec elle ceux qui ont été mis en mouvement par elle, et qui propagent ce mouvement.
[17] »
Le monde perceptible est engendré par notre conscience qui fabrique notre forme et la matérialité qui l’entoure. « La foi est perception directe de l'immortalité de la conscience.
[18] » Il est inutile de chercher à être libre ; la Conscience toute consciente seule ouvre sur la libération et… « le Libéré n’est jamais libre, il est le parfait esclave du Seigneur[19]. »
Déjà, notre être essentiel, non né et non manifesté sur cette Terre, vit à plusieurs niveaux de conscience, soit dans l’unité, soit dans une coupure, une tension, un conflit qui induisent la maladie.
Il y a bien longtemps que les hébreux ont compris que l’âme était multidimensionnelle, elle est de l’ordre de l’infini. Dans la troisième dimension, elle est énergie brute, cette essence vitale que les animaux possèdent aussi. Elle est pleine des pulsions de violence qui coulent dans le sang, c’est néphesh. A ce niveau, l’âme est encore en sommeil. A noter que l’étymologie de VIOlence est BIO (la vie) et non vis, la force ! C’est la catégorie « de l’action, c’est-à-dire qu’on décide d’agir, et pas plus ; c’est la catégorie de “la pensée inapte”…
[20] »
Roua, le Souffle, le Vent, le deuxième niveau de l’âme. A ce niveau, se met en place le langage ; la parole prononcée l’est par le diaphragme ouvert au service du cœur. Les voyelles
[21] - ce mot veut dire mouvement -, qui ne s’écrivent pas en hébreu, sont de l’ordre de l’âme, et les consonnes de l’ordre du corps. Seuls ceux qui connaissent le mot par leur âme, peuvent lire les consonnes écrites par la main.
La dimension neshamah est celle de l’âme plus spiritualisée ; « elle est celle de l’illumination des “esprits”.
[22] ». Seuls les justes permettent à ce niveau de naître au monde de l’inaudible, de l’invisible aux sens. C’est l’accès au monde d’en haut, à la dimension cosmique de la vie.
La dimension ayyad « est celle de Sagesse et d’Intelligence, telles qu’elles sont en elles-mêmes et sans aucune extension dans l’extase du cœur. C’est cela la concentration.
[23] »
Au niveau de l’Unité, yeidah embrasse les trois premiers niveaux ; cette catégorie « est en vérité le cinquième degré, celui du vouloir pur, fondamental, plus haut que la raison et l’intellect.
[24] ». Il est de la responsabilité de chacun de nourrir son âme pour qu’elle naisse à la totale plénitude, qu’elle retrouve sa racine qui est dans l’âme cosmique. Ce dernier niveau et un mystère et un secret ! Condensation…
Le Kabbaliste sait que notre principe vital, appelé âme ici, se réincarne tant que l’âme n’atteint pas
neshamah[25].
 
La Conscience immanente ne se fraye un passage à travers le psychisme humain que par intermittence. Le retour du Christ ne sera jamais un événement temporel, mais notre Ascension dans d’autres dimensions de l’univers dont Iesouha‘ a pu témoigner.
Alors, se fait jour cette vérité essentielle, grande source de joie, avant la création de cet espace-temps, nous-sommes ! « Bienheureux celui qui a existé avant qu’il ait été produit. » (Thomas L. 20) Le Feu de la Vérité brûle tout ce qui n’Est pas et le Phénix renaît de ses cendres, rappelons-nous une nouvelle fois.
La Conscience est vivante ; Elle est Lumière. Chacun de ceux qui vivent l’Energie Christ peuvent dire :
« Je suis la lumière, celle qui est sur eux tous. Je suis le Tout et le Tout est sorti de moi et Tout est revenu à moi. Fends le bois : je suis là ; soulève la pierre et tu m’y trouveras ! » (Thomas L. 81)
Et il ajoute en guise d’avertissement : « Celui qui connaît le Tout, s’il est privé de lui-même est privé du Tout. » (Thomas, L. 67)
Allant plus loin, l’Instructeur du Verseur d’Eau, énonce ce qui correspond parfaitement au Christ, mais qui concerne tout humain,
« tout être est à l’image du créateur.
C’est là son Identicité Unique. »
Et d’ajouter en note : « … l’Être n’a pas de voie à suivre, il EST la Voie des individualités qui doivent suivre… la Voie de leur Être !… Il y a donc une différence entre ce qui est la Source et ce qui provient de la Source. L’Être n’est d’aucune Source, vous l’avez compris, il EST, c’est là la Clé de l’énigme, la Source de toute chose. C’est ainsi que, ô miracle de la perfection créatrice, l’humain en tant qu’individuel est ce qui provient de la Source, mais en même temps, en tant que Divin, il est déjà la Source d’où provient toute chose.
[26] »
 
 
Idées forces :
 
- Tout humain est Fils de la Vie et possède un « Germe d’Immortalité » qui se doit d’aller à son terme.
- Jésus est l’exemple à suivre et non une idole à adorer.
- La Filière Christique est vraie, mais il n’y a plus de représentants.
- Chaque humain doit devenir la pierre vivante du temple de Dieu.
- Le retour du Christ ne sera jamais un événement temporel, mais l’irruption de la Vie véritable dans l’humain.
 
[1] La Kabale des Kabales, op. cit., Genèse I, 26-27
[2] L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p. 122.
[3] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésusop. cit., p. 103.
[4] L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit., p. 123.
[5] Karuna Platon, Les Sons de Dieu, 4e de couverture, Le Point d’Eau, 1986.
[6] The Unknown Life of Jesus Christ, 1898.
[7] The Aquarian Gospel of Jésus the Christ, 1908.
[8] Evêque d'Irlande né en 1094 et mort en 1148 à Clairvaux à qui est attribuée la « Prophétie des papes »  constituée de 111 devises latines publiées pour la première fois en 1595 et correspondant aux 111 papes qui, selon lui, règneraient depuis Célestin II (1143-1144) jusqu'à la fin du monde.
[9] « In persecutione extrema sacrae romanae ecclesiae sedebit Petrus romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus ; quibus transactis, civitas septi-collis diruetor ; et judex tremendus judicabit populum suum (). »
[10] Voir notre livre Le Signe de Jonas. Si Jonas m’était conté, Editions du Puits de Roulle, 2010. Et…
[11] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 101.
[12] «  Entretien avec Krishnamurti », par Carlo Suarès, Planète n°14, jan/fév. 1964.
[13] Agrapha (variante introduite dans un manuscrit) : Recueil des Prophètes, 20, cité par Evangiles apocryphes, op. cit., p. 42.
[14] Evangile des Ebionites, Pseudo-Clémentines, Homélie 11, 35 ; cité par Evangiles apocryphes, op. cit., p. 60.
[15] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 9.
[16] Idem, p. 5.
[17] Ibidem, p. 66.
[18] Ibidem, p. 8
[19] Emmanuel-Yves Monin, Conférence  inédite.
[20] Lettre aux hassidim sur l’Extase, op. cit., p. 73.
[21] Voyelle : Voix et Voie de El.
[22] Lettre aux hassidim sur l’Extase, op. cit., p. 73.
[23] Idem, p. 74.
[24] Ibidem, p. 74.
[25] En correspondance avec les sephiroth :
« I. néphesh = “pensée frigide” = Royauté
II. roua = “pensée du bien” = “Six Coins” [sephiroth 4-9]
III. neshamah = “extase du Cœur” = Intelligence
IV. ayyah = “extase de l’esprit” = Sagesse
V. yeidah = “pur vouloir” = Couronne ». Ibidem note 18, p. 78.
[26] Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, op. cit., p. 223.
 
Postface

La Science Initiatique, Science révélée et d’origine non humaine, est une aide extraordinaire apportée aux humains pour leur permettre d’accomplir leur vocation ultime. Elle provient d’Instructeurs, trop rares encore du fait du manque de demande, incarnés pour remplir cette mission ; elle est reçue directement de la Source par Intuition et transmise ensuite sans déformation. Scientifiques, chercheurs et religieux ont tout à gagner à la prendre au sérieux, à se mettre à son Ecole et à se laisser pénétrer par son Intelligence.
A noter que cette Intuition peut venir également en Songe et joue un rôle considérable en science comme en mathématique, comme l’a montré par exemple le mathématicien Fermat qui nota à son réveil le fameux théorème portant son nom et dont la démonstration ne fut faite que trois cents ans plus tard par Andrew Wiles, avec l’aide de Richard Taylor. Mais elle n’est alors qu’occasionnelle, ponctuelle, et ne permet pas de remonter à la Source de toutes les sources.
 
La Source Créatrice de Tout, on l’aura compris, est tout à la fois merveilleuse si l’on regarde la manifestation extraordinaire qui en découle, et “innocente”,… et “vierge”.
Source de toutes les sources d’une part.
In-Noce-en-Te, car cause et fruit tout à la fois de l’Energie-Amour en Tout, par Tout, pour Tout.
Elle est Vierge de toutes notions, les notions étant l’apanage du mental humain qui s’en repaît !
En cela, Elle mérite les louanges de la créature qui s’émerveille de Sa puissance. Tous les peuples de la terre, en tout temps, ont cherché à se relier à Elle. Elle est Source de Paix authentique. L’homme ne vivra en paix avec ses frères humains qu’en acceptant la Paix inhérente à la Création, en acceptant sincèrement d’être en Lien avec l’Originel, “le seul Lien qui ne lie pas1” !
Pourtant, on peut dire que l’Inspiration, qui est Intelligence, fonde la Tradition Primordiale, Tradition d’avant “l’erreur à l’égard de l’Origine”, dont les traces nombreuses se trouvent cependant dans les traditions qui en sont issues, malgré la descendance de Caïn lorsque on fait une lecture exotérique de la Bible.
Carlo Suarès, dans Le Mythe Judéo-Chrétien[1], écrit le décryptage que permet la connaissance de la kabbale :
« Caïn est de Yhwh. Abel est l’aspect charnel, mortel de l’homme universel, Caïn est son aspect spirituel, éternel… Caïn n’est pas un homme en chair, c’est une « valeur », une conjonction virtuelle de l’homme et de son essence. Le texte en accumule les preuves. Puis Caïn s’éloigna de devant Ywhw, et il habita dans le pays de Nod, à l’Orient de l’Eden[2]. Or, on avait pris la peine de nous dire qu’à l’orient du jardin d’Eden, Yhwh-Elohim avait mis les chérubins et la flamme de l’épée tournoyante pour garder le chemin de l’arbre de vie. C’est là que va Caïn, Caïn préfiguration du fils de Dieu… (et) l’équation pose que Caïn assassinera indéfiniment Abel tant que celui-ci ne résoudra pas son contraire. En termes psychologiques le complexe Caïn et le complexe Abel sont deux polarisations, deux fonctions psychiques antinomiques irréductiblement ennemies. A chacun de se situer par rapport à elles. »
Paradoxalement, la Source est et restera inconnue et inconnaissable, toujours au-delà de ce qui peut être appréhendé par l’esprit humain, dans quelque âge-matière que ce soit. Le Connaissant, à travers l’Illumination qui tout à la fois l’émerveille, l’éblouit, le fascine et le glace de terreur, sait qu’il ne sait rien, qu’il est sans connaissance. Sous le choc, il perd littéralement connaissance ! Grande humilité faut-il alors pour ne pas être foudroyé...
La compréhension de ce qu’est l’Energie Christ peut permettre de sortir enfin de la rigidité, de la pétrification, où est tombée l’Eglise de Pierre, pour le déploiement de celle de Jean qui met en Œuvre non plus la loi, le dogme, l’autorité arbitraire, mais l’Energie-Amour qui crée toute chose et qui est le véritable moteur de la Vie. Elle va continuer à irradier, tout comme l’Energie de Gautama le Bouddha, à travers ce que révèle l’Instructeur de l’ère du Verseau et les autres Instructeurs…
 
L’intelligence humaine se doit de ne rien vouloir d’autre que ce que veut l’Intelligence Suprême dont elle est le miroir. Elle ne doit plus jamais oublier qu’elle tient son Être de Celle-ci, et nous avons exposé les conséquences de cet oubli de la Cause Première par l’humain.
Les siècles passés ont vu naître une science qui peut produire le meilleur pour le devenir des humains, ou le pire par les moyens terribles de destruction qu’elle peut permettre. Nicolas Tesla, en son temps, a su ne pas mettre sur la place publique des découvertes dont l’homme n’aurait pas fait un juste usage. Elles auraient pu fournir l’électricité gratuite à tous les humains de la terre comme il le désirait et le pouvait, mais elles auraient abouti à la mise au point par les « suppôts de Satan » d’un effroyable rayon de la mort. Albert Einstein, après les drames d’Hiroshima et de Nagazaki, fut bouleversé par les conséquences de ses découvertes ! Sans ses travaux, la bombe atomique n’aurait pu être élaborée, et il était profondément pacifiste !
Les sciences, dites profanes, et les technologies qui en découlent ne peuvent que découvrir Ce qui Est ou se perdre dans la multiplication du multiple.
« Grandiose et terrible est la Source, par tout ce qu’elle rend possible et qu’elle déploie !
Fascinant ce que dit la Science Initiatique, la Science Révélée !
Merveilleuse la Vie de chaque Instant qui déploie déjà les prémisses du « PLAN DE RADIANCE » qui doit intervenir sur Terre[3] ».
 
La descendance d’Adam se doit de renier le terrible héritage qui le pousse au crime ! Sallah Stétié confie : « Je pense que tant qu’un homme est capable de tuer de sang-froid un autre homme, on n’est pas sorti de la préhistoire, et cela quelle que soit la complexité de nos sociétés, quels que soient nos raffinements éthiques ou esthétiques, quelle que soit notre technique ou notre technologie. Si, dans une société qui jouit de tous ces bien-faits, il se trouve un homme capable d’en tuer un autre, de l’éliminer par la violence, on est encore dans les temps obscurs de l’humanité, puisque les valeurs acquises par celles-ci continuent à s’avérer inefficaces et inopérantes.[4] »
Mais il convient d’aller plus loin encore, au-delà de la mort du corps physique, et cesser d’étouffer et de tuer les justes aspirations des âmes qui s’incarnent. Cesser d’assassiner la Vie en nous !
Mis à part quelques êtres d’exception, qui ont d’ailleurs fort à faire avec leur hiérarchie ecclésiastique, quels sont les chrétiens qui aiment leurs ennemis, qui vivent comme les oiseaux des champs et  « ne pensent pas » au lendemain ? Croire faire son salut par une “pratique” religieuse, c’est prendre un abri mensonger et se préparer à un dur réveil ! Pas “pratique” du tout ce que demanda aux apôtres le Rabbi : partir sur les chemins… Animés par l’Energie Christ, ils firent des miracles, suivirent des parcours extraordinaires, mais, et c’est là la grande ambiguïté de leur rôle, ils cristallisèrent beaucoup de leurs préjugés en dogmes ! Grande Vigilance pour ne pas faire de même !
« La croyance est l'inverse, le contraire de la foi. Croire est d'abord se persuader d'une bonne affaire : “Croyez, vous serez récompensé, ne croyez pas, vous serez puni.” Croire est en deçà de la mort, la foi est au-delà. Si quelqu'un est en le Christ, il est une nouvelle créature. [5] »
Chaque humain peut vivre dans son présent ce qui animait Paulos au meilleur de lui-même :
« Aussi, si quelqu’un est dans le messie, il est une créature nouvelle,
les anciennes sont passées, voici les neuves. » (II Cor. II, 5, 17). »
Partout est toujours rappelée cette vérité primordiale qui pousse l’humain hors de l’ornière de la facilité ! « Croire, c’est accorder de l’importance : croire à la représentation du monde, ou en Dieu, ou en n’importe quoi, peu importe l’objet, l’acte de croire seul importe, “c’est se laisser aller[6]” par une séduction fallacieuse.[7] »
“Se laisser aller, c’est éviter, par peur, l’Energie-Amour de la Vie.
Les croyants s’entretiennent ainsi dans le rêve, refusant l’éveil de leur conscience à la vérité qui est l’Unité, l’absence de dualité.
« La réalité du rêve est un rêve.
Le rêve de la réalité est une réalité.[8] »
 
En cumulant le pouvoir temporel sur un état fictif représenté dans les instances internationales - le Saint-Siège ! - et le pouvoir spirituel, le souverain pontife, qui doit son titre aux empereurs romains, n’est pas crédible.
« Et pendant ces deux mille années, les esprits les plus sincèrement attachés à la vie de l'Esprit s'épuisent en de douloureux et vains combats contre la chair. Empêtrés dans la contradiction paulinienne, tout aussi incapables que Paul de s'affranchir de la notion de péché, non seulement voient-ils toujours “en miroir”, mais ils errent dans un labyrinthe de miroirs, où, d'une façon hallucinante, chaque fois qu'ils espèrent trouver une issue, c'est leur propre image qui est devant eux ! Retraites, disciplines, jeûnes, privations, répétitions, répétitions, répétitions de prières, de liturgies, de lectures, toujours les mêmes, assassinent enfin l'image, et parfois une certaine paix arrive..., hélas !: la mort du ne-pas mourir ![9] »
La fin de cela a été annoncée il y a bien longtemps :
« Jésus a dit : Un cep de vigne a été planté au dehors du Père. Il ne s’est point fortifié : on l’arrachera jusqu’à sa racine et il périra. » (Thomas L. 45)
Il en est de même, c’est évident, pour toutes les autres églises et toutes les autres religions actuelles qui ne sont plus reliées véritablement à la Source.
Toutes les erreurs font le lit des maladies. « … La maladie aura toujours priorité sur l’humain tant que celui-ci prendra les moyens de la maladie pour l’éradiquer. La solution n’est pas là… La maladie en tant que telle est un signe d’une expérience erronée de l’homme. Plus on renforce l’expérience de la maladie, plus la maladie se renforce !!!… Il faut à tout prix changer de système. Tout est une question d’énergie…[10] »
Erreur, faute, péché, ignorance, … quel que soit le vocabulaire employé, cela est réversible. Il suffit de cesser le vouloir du mental pour que l’aide juste parvienne.
Sur les trois plans de l’être humain se produisent, par les quatre éléments de la terre, les douze Intelligences, colorations de l’Unique Intelligence[11]. Ces douze Filières de l’Intelligence se doivent de mettre en Œuvre l’Inspiration de leur Source qui est, rappelons-le une nouvelle fois, Unique.
Se positionner justement en temps qu’être humain, c’est-à-dire comme créature se créant elle-même, est la base nécessaire à tout déploiement pour ne plus réitérer des siècles d’errements. Cela demande un discernement qui permette de mettre en pratique l’Inspiration, de l’incarner, en utilisant le mental à sa juste place de serviteur, et non de maître. La mémoire cellulaire est primordiale, plus essentielle que la mémoire mentale, car elle trouve sa source dans la Matière. L’émotionnel humain se doit de laisser la place au plan supérieur : « L’Emotionnel est, de l’humain sa Substance Vivante, Libre de toute relativité, l’affectif-émotif est une substance relative aux émotions viscérales, substance relative à l’ego.[12] »
" La Résurrection n'indique pas autre chose
que la Liberté re-trouvée de l'être Re-Né à l'Originel,
et qui va pourvoir à la Glorification de la Déité
PAR LA NAISSANCE DE SON CORPS GLORIEUX."
Platon le karuna, Le Chemin des Etoiles. Enseignements de l'Ecole de l'Espace,
Les Editions de la Promessse, 2011, p. 44.
L’intelligence humaine créative doit apprendre à utiliser le Mémoire Cosmique qui donne compétence pour résoudre les problèmes.
Par la conscience des processus mentaux, par l’ouverture de l’intelligence logico-mathématique à l’au-delà de la logique duelle, par l’intelligence intuitive qui ne dévie plus, par la reliance avec l’Univers en sa totalité, la source de l’humanité coulant de Source sûre, la Source de toutes les sources, l’Humain peut devenir ce qu’Il doit Être.
La fin de l’âge du fer, de l’ère du kali-yuga, s’annonce à travers des bouleversements imprévisibles. Déjà, tous les lieux où les humains sont habités par l’Amour constituent un Lieu, celui « où chacun peut s’exprimer, s’exprimer sans que personne autre en soit jamais lésé.
Chacun est pour l’autre impersonnel et pourtant Présent :
• Impersonnel parce qu’il n’impose pas sa personne,
• pourtant Présent parce qu’il rend le Cœur garant de Présence envers et auprès de tous les Frères.[13] »
 
 
 
[1] Carlo Suarès, Le Mythe Judéo-Chrétien – d’après la Genèse et les évangiles selon Matthieu et Jean, éditions Arma Artis.
[2] - La Bible, traduction André Chouraqui, 4, 16.
[3] Les Sons de Dieu, op. cit. p. 26.
[4] Sallah Stétié, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, op. cit.
[5] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 8.
[6] Expression de Don Juan, le nagual toltèque, rapportée par Carlos Castaneda.
[7] Emmanuel-Yves Monin, Conférence  inédite.
[8] La Kabale des Kabales, op. cit., Genèse I verset 5, en note.
[9] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 44.
[10] L’articulation du monde, op. cit., p. 123. Voir notre livre Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel.
[11] Voir L’Univers en Code-Barres, op. cit.
[12] Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, op. cit., p. 86.
[13] Ibidem, p. 143.

 
Remerciements
 
 
L’auteur remercie tout particulièrement et de tout cœur Emmanuel-Yves Monin pour la connaissance de la Langue des Oiseaux dont il lui est redevable et pour lui avoir permis de citer des passages de conférences encore inédits.

Sa gratitude va également vers Karuna Platon dont les nombreux Ouvrages publiés ont nourri notre réflexion.

Merci également à tous ceux qui sont intervenus, d’une façon ou d’une autre, dans la composition et la mise en forme de cet ouvrage et pour les corrections, conseils et envois de documents.

Nous rendons grâce par-dessus tout à la Divine Providence qui nous a conduits en nous fournissant tous les matériaux nécessaires à travers tant d’auteurs dont les citations tissent cet ouvrage.
 
 
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