Physique et Métaphysique :  

Contes, légendes et poèmes soufis.

Symbolisme des images rencontrées sur les chemins de la Vouivre...

PROPOS

SUR LA RÉSURRECTION DE JÉSUS

QUI FUT APPELÉ CHRIST


par Robert-Régor Mougeot

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Ouvrage refusé par les éditions Albin Michel
car "ne correspondant pas à leur ligne éditoriale"! 



Liminaire
« Le monde a besoin de Prières.
Le monde a besoin de Chants de Résurrection.
Le monde a besoin de Pensée juste.
Le monde a besoin de la Vie. »
 
Karuna Platon, l’Instruction du Verseur d’Eau.
 

A cette époque de remise en cause, beaucoup tendent à croire, devant la minceur des preuves historiques, que Jésus n’a pas existé. Ce n’est pas pour nous essentiel. Depuis plus de 2000 ans, les paroles attribuées à Jésus ont imprégné les pensées humaines. Des églises et des cathédrales où le meilleur de l’âme humaine s’est exprimé ont été construites pour lui rendre hommage. Beaucoup de femmes et d’hommes ont désiré lui consacrer leur vie. Maints écrits ont été publiés… L’Energie de celui qui, après la résurrection qui lui est attribuée, fut appelé CHRIST a fait des miracles, soulevé des montagnes, tracé un sillage de Feu dans tant de cœurs humains que nous faisons nôtre cette vérité d’évidence :
Le Mythe est vivant, et l’histoire, lettre morte le plus souvent ! « Même si tout cela est faux, gardez-en le mythe. Peut-être qu’il n’y a jamais eu de Jésus, ça n’a pas d’importance (…) L’essentielle est la Merveilleuse Histoire Juste. » (Emmanuel (Yves Monin), Conférence inédite, 1983)
Encore faut-il maintenir cette justesse tant les interprétations les plus faussées, souvent par ceux qui se sont adjugé l’autorité en la matière, sont nombreuses et poussent les êtres trop crédules dans des impasses grandement dommageables.

 
Avertissement
 
 
Les traductions extraites de la Bible sont prises dans la traduction faite par André Chouraqui, Desclée de Brouwer, 1989.
Nous avons utilisé les noms véritables conservés dans cette traduction : un Nom c’est une Energie, une vibration, et la traduction une autre, souvent bien différente :
Elie : Elihaou
Eve : Isha (Entête 2, 23); Hava (Entête 4, 1)
Jacques : Ia‘acob.
Jean : Iohanân
Jésus : Iéshoua‘
Joseph : Iosseph
Judas l’Iscariote : Iehouda de Quériot
Juif : Iehoudim
Luc : Loucas.
Marc : Marcos.
Matthieu : Matyah.
Lazare : Él’azar
Marie : Miriâm.
Marie-Madeleine : Miriâm de Magadala.
Moïse: Moshé
Paul : Paulos.
Pierre : Petros
Simon : Shim‘ôn.
Thomas : Toma
Zachée : Zacchoeus

Il est important de se déconditionner du vocabulaire habituel pour déraciner de notre mémoire les interprétations enseignées depuis des siècles et de repenser par soi-même tout ce qui a été dit. Nous avons par contre conserver les orthographes particulières des diverses citations.
 

Les quatre évangiles canoniques sont ceux reconnus par l’Eglise Catholique Romaine :
- Evangile de Matthieu : écrit probablement entre l’an 60 et l’an 70, avant la destruction du Temple de Jérusalem par les Romains.
- Evangile de Marc : texte anonyme attribué à Marc, écrit entre les années 40 et 75, vraisemblablement après la mort de Pierre en 64.
- Evangile de Luc : écrit vraisemblablement après la mort de Paul, entre les années  60 et 84.
- Evangile de Jean : rédigé probablement entre les années 60 et 100.
- Evangile de Pierre : rédigé par un ou plusieurs inconnus, il aurait été rédigé après les évangiles canoniques. Un fragment a été retrouvé en 1886-87 dans le site d’Achim en Haute Egypte dans la tombe d’un moine, daté des années 130 ; il est le plus ancien écrit dit “apocryphe” et emprunte très librement aux quatre évangiles.
 
Dans les premiers temps, les chrétiens parlaient de l’Evangile, la Bonne Nouvelle, sans différencier les textes. Le mot évangile provient du grec euaggelion ; son contraire, la mauvaise nouvelle étant le dysangile. Les empereurs romains envoyaient leurs messagers porter des dysangiles  et des évangiles aux quatre coins de leur immense empire.
Les évangiles dits “apocryphes” auxquels nous nous sommes référés sont énumérés ci-dessous. A l’origine, “apocryphe”, du grec apokruphos, ne veut pas dire “douteux” mais simplement “caché” et, étymologiquement, “gardé secrètement et dérobé à la connaissance du public”.
- Les logia de l’Evangile de Thomas sont cités dans la traduction utilisée par Carlo Suarès dans sa Méditation sur quelques logia de l’Evangile de Thomas cités et numérotés d’après Philippe de Suarès, Editions Métanoïa, 1974. Si vous vous référez à d’autres traductions, comme celle de Jean-Yves Leloup (Albin Michel, 1994), la numérotation peut être différente, de même que les textes.
Cet évangile a été trouvé à Nag-Hammadi en 1946. Ecrit en copte, il serait du second siècle.
- Les Actes de Thomas : "Les Actes de Thomas sont un texte chrétien antique relatant les actes de l'apôtre Thomas dans une partie de sa prédication au royaume indo-parthe du Taxila. De façon tout à fait exceptionnelle pour un texte qualifié d'hérétique, déclaré apocryphe dès le VIe siècle et figurant sur certains décrets ordonnant sa destruction, il nous est parvenu intégralement et en bon état dans plusieurs manuscrits rédigés soit en grec, soit en syriaque (un dialecte de l'araméen). Celui-ci est sûrement l'original, rédigé dans la première moitié du IIIe siècle dans la région d'Édesse par un rédacteur de langue syriaque. La version grecque, presque aussi ancienne, est reproduite dans plusieurs manuscrits ; on en possède une traduction arménienne, une autre éthiopienne et des traductions latines". (Wikipedia) Les textes semblent très apologétiques !
- Les citations de L’Evangile de Miriâm de Magdala proviennent de L’Evangile de Marie. Myriam de Magdala, de Jean-Yves Leloup, Albin Michel, 2000.
C’est le premier traité qui figure sur le papyrus acquit au Caire par C. Reinhardt en 1896. Il provient d’Achmin ou de ses environs, en Egypte. Il manque plusieurs feuillets à ce texte copte qui aurait été recopié au début du Ve siècle, mais le texte premier aurait été rédigé au deuxième siècle, vers 150.
- Les citations de l’Evangile de Philippe sont prises dans la traduction donnée sur le site :

http://www.histoire-christ-gnose.org/Evangile_de_Philippe.htm.


Cet évangile fait partie des très anciens manuscrits d’une bibliothèque gnostique des premiers siècles, découverte en 1945 à Nag-Hammadi en Egypte.
- Celles de l’Evangile de Judas proviennent de la traduction intégrale et des commentaires des professeurs Rodolphe Kasser, Marvin Meyer et Gregor Wurst, Flammarion 2006. Cette traduction amène à reconsidérer le rôle que joua Iehouda tel qu’il est rapporté dans les évangiles canoniques.
Ce manuscrit en copte dialectal a été retrouvé dans le désert égyptien, en Haute Egypte, près de Myn, en 1970. Ce codex de 66 feuilles contient un exemplaire de l’Evangile de Judas 
(26 feuilles). La datation scientifique donne une fourchette de 220 à 340 après J.-C. Le graphisme du texte se rapproche de celui d’autres écrits datant environ de l’an 400. Pour l’historique de la découverte de ce manuscrit, voir Krosney, Herbert, L’Evangile perdu, La véritable histoire de l’Evangile de Juda, Editions Flammarion, 2006.
 
Le mot Juif est une « réfection au XIIIème siècle d’après le féminin juive, du masculin juieu, du latin judaeus, du grec ioudaios, littéralement, membre de la tribu de Juda, un des douze fils de Jacob. Ce nom ayant ensuite été étendu à l’ensemble du peuple juif. (Dictionnaire Etymologique du Français, Jacqueline Picoche ; Dictionnaires Le Robert, 1992). Judas est membre de la tribu de Juda et authentiquement « juif » !
Voir sur ce sujet Le Vrai Mystère de la passion de Judas. Éd. Caractère, Paris, 1973.
- Pour l’Évangile arabe de l'enfance du Seigneur, paru dans Apocryphal Gospels, Acts and Revelations vol. XVI, Edinburgh. T. & T. Clark, 38 George Str. MDCCCLXX, nous avons utilisé la traduction de l’anglais par Carlo Suarès dans son livre Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, Editions R. Laffont.
L’Evangile de Pierre est un texte trouvé en Haute Egypte, à Achmin en 1886, dans la tombe d’un moine, daté des années 130. C’est le plus ancien écrit dit “apocryphe”; il emprunte très librement aux quatre évangiles dont il serait plutôt une méditation.
- L’Evangile des Egyptiens, de la seconde moitié du second siècle, circulait dans les provinces thébaines et libyennes. Quelques fragments sont conservés à la bibliothèque d’Alexandrie.
- L’Evangile des Ebionites, attesté par Epiphane, écrit en grec, daterait de la première moitié du second siècle.
Les Actes de Jean, écrits gnostiques, se réfèrent au quatrième Évangile. Probablement du IIème siècle ; ils ont été découverts dans un manuscrit du XIVème siècle de la Bibliothèque impériale de Vienne.
- Le Protévangile de Jacques, de la première moitié du second siècle, relate des événements antérieurs à ceux rapportés dans les évangiles canoniques. L’auteur ignorait les coutumes juives et devait être d’origine païenne, natif d’Egypte ou d’Asie Mineure. Le manuscrit Papyrus Bodmer 5 porte le titre : Nativité de Marie, Révélations de Jacques. Il s’agit de Jacques le Mineur, frère ou demi-frère de Jésus.
 
- Les Agrapha, littéralement “choses n’appartenant pas aux Ecritures”, c’est-à-dire aux textes canoniques, sont des variantes introduites dans les manuscrits par les pères de l’Eglise. Nous citons ainsi Clément d’Alexandrie.
 
Les sourates du Coran citées proviennent de la traduction d’André Chouraqui dans Le Coran. L’Appel, Robert Laffont, 1990.i, en 1970. Ce codex de 66 feuilles contient un exemplaire de l’Evangile de Judas (26 feuilles). La datation scientifique donne une fourchette de 220 à 340 après J.-C. Le graphisme du texte se rapproche de celui d’autres écrits datant environ de l’an 400. Pour l’historique de la découverte de ce manuscrit, voir Krosney, Herbert, L’Evangile perdu, La véritable histoire de l’Evangile de Juda, Editions Flammarion, 2006.
 
Le mot Juif est une « réfection au XIIIème siècle d’après le féminin juive, du masculin juieu, du latin judaeus, du grec ioudaios, littéralement, membre de la tribu de Juda, un des douze fils de Jacob. Ce nom ayant ensuite été étendu à l’ensemble du peuple juif. (Dictionnaire Etymologique du Français, Jacqueline Picoche ; Dictionnaires Le Robert, 1992). Judas est membre de la tribu de Juda et authentiquement « juif » !
Voir sur ce sujet Le Vrai Mystère de la passion de Judas. Éd. Caractère, Paris, 1973.
- Pour l’Évangile arabe de l'enfance du Seigneur, paru dans Apocryphal Gospels, Acts and Revelations vol. XVI, Edinburgh. T. & T. Clark, 38 George Str. MDCCCLXX, nous avons utilisé la traduction de l’anglais par Carlo Suarès dans son livre Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, Editions R. Laffont.
- L’Evangile de Pierre est un texte trouvé en Haute Egypte, à Achmin en 1886, dans la tombe d’un moine, daté des années 130. C’est le plus ancien écrit dit “apocryphe”; il emprunte très librement aux quatre évangiles dont il serait plutôt une méditation.
- L’Evangile des Egyptiens, de la seconde moitié du second siècle, circulait dans les provinces thébaines et libyennes. Quelques fragments sont conservés à la bibliothèque d’Alexandrie.
- L’Evangile des Ebionites, attesté par Epiphane, écrit en grec, daterait de la première moitié du second siècle.
- Les Actes de Jean, écrits gnostiques, se réfèrent au quatrième Évangile. Probablement du IIème siècle ; ils ont été découverts dans un manuscrit du XIVème siècle de la Bibliothèque impériale de Vienne.
- Le Protévangile de Jacques, de la première moitié du second siècle, relate des événements antérieurs à ceux rapportés dans les évangiles canoniques. L’auteur ignorait les coutumes juives et devait être d’origine païenne, natif d’Egypte ou d’Asie Mineure. Le manuscrit Papyrus Bodmer 5 porte le titre : Nativité de Marie, Révélations de Jacques. Il s’agit de Jacques le Mineur, frère ou demi-frère de Jésus.
 
- Les Agrapha, littéralement “choses n’appartenant pas aux Ecritures”, c’est-à-dire aux textes canoniques, sont des variantes introduites dans les manuscrits par les pères de l’Eglise. Nous citons ainsi Clément d’Alexandrie.
 
Les sourates du Coran citées proviennent de la traduction d’André Chouraqui dans Le Coran. L’Appel, Robert Laffont, 1990.

 
Chapitre I : L’immortalité
 
 
« L’Immortel est libéré de l’alternance et peut vivre les siècles à travers le phénomène sans coupure de formation de corps parce qu’il peut traverser la matière en formant par “l’instantanéité” le corps adéquat au degré d’évolution où se trouve la matière et non seulement selon son propre degré évolutif puisqu’il est censé les avoir tous connus, et ceci quel qu’en soit le siècle car il n’est plus en matière dépendante de son corps, mais un corps libre de toute matière en formation… c’est le self-pouvoir de corporéité. »
 
Platon le Karuna,
L’Articulation du Monde.

Les physiciens, s’appuyant actuellement sur les équations relativistes, constatent l’existence d’univers où coexistent plusieurs plans différents : celui de la matière perceptible aux sens de l’humain actuel, celui de l’antimatière, et un monde spatial où les particules sont animées de vitesse supérieure à celle de la lumière, et d’autres encore, plus hypothétiques. Notre univers serait une membrane parmi une infinité d’autres, comme une tranche de cake dans un cake indéfini ! Chacune de ces tranches est dénommée brane[1] par les physiciens, brane étant une aphérèse de mem-brane ! Quant à notre univers, notre « tranche de cake », notre brane, il est alors perçu dans ses limitations actuelles !
Il apparaît, nous dit le Kabbaliste Carlo Suarès, que « l'Univers tel que nous le percevons, mesurons, analysons, comprenons, que ce “continuum spatio-temporel” (trois dimensions d'espace auxquelles s'ajoute une dimension de temps linéaire) est fort loin d'être tout ce qui est.
[2] »  Ces quatre dimensions sont le produit de notre conscience terrestre qui, du minéral à l'homme, fonctionne sur trois dimensions spatiales auxquelles vient s’ajouter la projection d’un temps linéaire mental. Ce dernier vient se substituer au temps cyclique induit par les rythmes naturels cosmiques tant l’homme actuel est dénaturé.
Nous redécouvrons, à travers la science, qu’il existe un nombre indéterminé d’univers et que leurs dimensions dépassent notre entendement mais paraissent tout aussi indéterminées. Quelle que soit la multiplicité de ces univers, ils forment une Unité vivante et consciente. Toute
L’Instruction du Verseur d’Eau[3] tend à faire accéder au “Point Cinq”, premier dépassement des limitations terrestres.
La conscience, aussi infime soit-elle, est inhérente à la matière ; même lorsqu’elle n’est pas “la conscience d’être”, qui est le propre du stade humain, elle agit cependant. Si les milliards d’atomes qui composent un corps humain n’ont pas conscience d’être, leur collaboration extraordinaire, pour donner vie à cet organisme qu’on appelle “corps” à travers ses mécanismes physico-chimiques et les interactions qui se produisent, font que nous avons conscience d’être un individu. La conscience d’être naît dans la complexité d’un organisme fait de matières conscientes de collaborer et d’être orientées vers une fin qui les dépasse. De même, l’interaction de toutes les consciences individuelles de tous les Vivants, dans quelque univers qu’ils se trouvent, forme la Conscience Universelle.
Celle-ci est faite du “Penser” divin, comme notre conscience individuelle naît des Pensées inspirées par la Source, par l’Esprit, et qui, hélas !, sont déformées par l’ego lorsque celui-ci est malade. Elles sont traduites en mot dans notre langage et nos paroles viennent des images conditionnées par notre milieu de vie, mais « la conscience s’accroît, s’enrichit depuis le moment de la conception, par le processus de la vie même.
[4] » Notre conscience se doit de dépasser les limites et les limitations que nous avons engendrées pour devenir Conscience toute Consciente. La Direction d’Intention est donnée… Il faut comprendre que : « Le mental n’est jamais qu’une dégénérescence de votre esprit. Un esprit qui s’est limité.1»
La Totalité Universelle ne connaît aucun cloisonnement ; notre conscience mentale terrestre est, pour la plupart des humains, limitée par l’oubli de la Source de la Vie, l’oubli de son Principe créateur. « Celui qui s’arrête en quelque chose cesse de se jeter dans le tout », a écrit Jean de la Croix.
Tout ce que nos sens perçoivent est pratiquement fait de vide et, comme nous le savons, les sciences actuelles confirment là une connaissance traditionnelle maintenue par quelques êtres qui participent activement à la Tradition encore vivante.
 
Nos corps, et toutes les formes que nous voyons « solides », sont traversés sans peine par quantité de rayonnements, de radiations, d’ondes que nous pouvons connaître par leurs effets. Au-delà de nos évidences, celles de nos sens, des univers s’interpénètrent qui ne sont pas connaissables par les limitations physiques actuelles. La raison interprète alors les faits dans les limites de ses possibilités.
« Des êtres provenant de coordonnées plus complexes passent à travers ce que nous appelons “matière” sans la percevoir, tout comme passent à travers nous les innombrables informations cosmiques et autres, qui nous entourent continuellement.
[5] »
« Le réel holographique ne devient expérimentalement accessible qu’à compter du moment où la conscience est affranchie de toute dépendance à l’égard du corps physique.
[6] »
Notre existence en tant qu’individualité, ne se limite pas aux frontières de notre corps. Mortels sommes-nous  Non pas dans notre essence, seulement sur le plan du corps physique qui n’est que l’un des “corps” qui composent un humain. Comme des poupées russes se superposent les corps dits corps astral, corps éthérique, corps mental, corps causal… Chacun les décline à sa façon, selon les perceptions plus ou moins subtiles qu’il en a.
Esprit, âme et corps physique constituent notre être dans son intégralité lors de notre incarnation. Disjoindre cette tri-unité, c’est sombrer dans la maladie et risquer de devenir un mort vivant, un de ceux dont le Rabbi Iéshoua‘
[7] (Jésus) disait, est-il rapporté : « Laissez les morts enterrer les morts ». Chaque être humain se doit de devenir un Vivant, de retrouver l’Unité du multiple, de laisser la Vie susciter ce qu’il déploie, ce qu’elle déploie par lui. S’il prend conscience qu’il est devenu, enfermé dans ses limitations et son conditionnement, ses obsessions mentales et ses peurs, un « mort vivant », il peut faire en sorte que la Vie soit re-suscitée en lui… Constater cet état sans se juger est libérateur !
Re-Susciter la Vie, la laisser se re-susciter, est l’irruption dans notre condition spatio-temporelle de l’Energie-Amour qui crée justement toutes choses à travers le Bien comme à travers le Mal surgi du fait de “l’erreur à l’égard de l’Origine” commise par l’homme.
« La Mort en tant que restitution du corps d’expérience, le corps de chair, ne fait pas mourir… le Mal fait mourir avant même la restitution.
[8] »
De maintes façons, cette Vérité est sans cesse répétée. Mais qui veut entendre ?
Dans le "Corpus Hermeticum - Poimandrès" (Traité XII) ce passage en porte témoignage :
"De chose morte, il n'y en a jamais eu aucune, il n'y en a pas, il n'y en aura jamais dans le monde. C'est vivant en effet que le Père a voulu que soit le monde, aussi longtemps qu'il garde sa cohésion : dès lors aussi, le monde est nécessairement Dieu. Comment donc se pourrait-il, mon enfant, que dans ce qui est Dieu, dans ce qui est l'image du Tout, dans ce qui est le plérôme de la vie, il y eût des choses mortes ? Car la mort est corruption et la corruption est destruction. Comment donc supposer que se corrompe une partie de ce qui est incorruptible ou que soit détruit quelque chose de Dieu ?
- Les vivants qui sont dans le monde ne meurent-il donc pas, ô père, bien qu'ils soient parties du monde ?
- Tais-toi, mon enfant, car tu te laisses induire en erreur par la dénomination du phénomène. Car les vivants ne meurent pas, mon enfant, mais, étant des corps composés, ils se dissolvent : or cette dissolution n'est pas mort, mais dissolution d'un mélange. Et, s'ils se dissolvent, ce n'est pas pour être détruits, mais pour se renouveler."
 
L’ère du Poisson est marquée par le Témoignage apporté par le Foyer de Bethléem. Les apôtres ont témoigné de ce qui fut appelé “la résurrection” du Christ. Ils le virent apparaître dans son Corps de Gloire alors que le tombeau était vide, et ils ne le reconnurent pas. Mais n’était-il pas déjà Vivant avant que d’être mis au tombeau ? Toutes les initiations rappellent cette nécessité impérieuse qu’illustre ce Hadith du Prophète : « Mourrez avant que de mourir ». Avant la mort du corps physique est déjà la résurrection possible. Carlo Suarès a pu écrire justement que « sa Résurrection [celle du Christ] précède ce que l’on appelle sa mort.
[9]»
Les Evangiles content que Miriâm de Magdala et l’autre Miriâm vinrent contempler sa tombe, au matin de Pâques, lorsqu’il se produisit un grand séisme ; le messager du ciel « s’approche, roule la pierre et s’assoit dessus. Son aspect est semblable à l’éclair, son vêtement blanc comme neige. » (Matthieu 28, 2-3). Lorsque Iéshoua‘ leur apparaît, : « Il dit “Shalôm !”. Elles s’approchent, elles lui saisissent les pieds et se prosternent devant lui. » (Matthieu 28, 9).
Iohanân (Jean
[10]) est plus précis. Lorsque Miriâm de Magdala croit être interpellée par le jardinier, elle se rend compte de son erreur : « Elle, se tournant, lui dit en hébreu : “Rabbouni !” - c’est-à-dire “Mon Rabbi !” Iéshoua‘ lui dit :
“Ne me touche pas ! Non, je ne suis pas encore monté chez le père.” » (Jean 20, 16-17) Iohanân va la considérer comme le premier témoin de la résurrection, et par-là même la fondatrice du christianisme.
Marcos, Marc, qui signifie « sublime en commandement, certain, abaissé et amer
[11] », témoigne de ce qui advient lorsque Miriâm de Magdala annonce ce fait aux apôtres : « Quand ils entendent qu’il vit et qu’il lui est apparu, ils n’adhèrent pas. » (Marc 16, 11)
Les Onze le rencontrent ensuite en Galilée, aux dires de Matyah, Matthieu, qui « eut deux noms, Mathieu et Lévi. Mathieu veut dire don hâtif, ou bien donneur de conseil.
[12] » Il fait un bout de chemin avec certains ! Marcos indique le fait : « Après quoi, à deux d’entre eux qui marchaient, allant dans la campagne, il se rend visible sous une autre forme. » (Marc 16, 12)
Loucas (Luc
[13]) ajoute que cela survint à Emmaüs : « Iéshoua’ en personne s’approche et va avec eux. Mais leurs yeux sont empêchés et ils ne le reconnaissent pas. » (Luc 24, 15-16) Devant leur incrédulité, cet inconnu les tance vertement : « « Insensés, cœurs lents à adhérer à ce qu’ont dit les inspirés ! Le messie ne devait-il pas souffrir tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Luc 24, 25-26) Un long discours s’ensuit, et seulement « quand ils s’installent à table avec eux, il prend le pain, bénit, partage et leur donne. Leurs yeux s’ouvrent. Ils le reconnaissent. Puis il devient invisible et leur échappe. » (Luc 24, 30-31)
En Galilée, il apparaît à nouveau dans une maison, en passant à travers les murs, puisque Iohanân témoigne : « Les portes de la maison où les adeptes étaient rassemblés sont fermées. » (Jean 20, 19)
« Plus tard, il se rend visible aux Onze, tandis qu’ils étaient à table. Il flétrit leur non adhérence, leur sclérose de cœur… » (Marc 16, 14)
Loucas écrit : « quand lui-même est là, au milieu d’eux, et il leur dit “Shalôm’”. Ils sont terrifiés, frémissent ; ils pensent contempler un souffle. » (Luc 24, 36-37) Alors, il leur montre ses mains et ses pieds, mange avec eux pour leur montrer qu’il est là en chair et en os ! Ensuite, « il est enlevé au ciel. » (Luc 24, 51)
Iohanân raconte qu’alors Toma (Thomas) n’était pas avec eux. S’ensuit l’épisode très connu. Toma dit : « A moins que je ne voie dans ses mains la trace des clous, et que je jette ma main dans son flanc, en aucune manière je n’adhérerai. » (Jean 20, 25) Huit jours plus tard, tous étant présents, Iéshoua‘ se tient au milieu d’eux, présente à Toma ses mains et son flanc et lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as adhéré. En marche ceux qui n’ont pas vu et adhèrent ! » (Jean 20, 29)
« Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : “Je suis la voie, la vérité et la vie.” On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection.
[14] »
D’autres signes ont été donnés, dit Iohanân, qui n’ont pas été écrits. Puis il rapporte la nuit de pêche infructueuse de Shim’ôn-Petros et de quelques autres sur la mer de Tiberias. Iéshoua‘ les attend sur le rivage, de grand matin. Il leur dit de jeter le filet à droite du bateau. Il contient alors tant de poissons qu’ils ne peuvent le tirer. Iohanân dit à Shim’ôn-Petros « c’est l’Adon », mot signifiant « seigneur ». Iéshoua‘ a préparé le feu ; ils déjeunent de poissons grillés ; Iéshoua‘ donne un enseignement qui s’adresse à Petros avant de s’éloigner seul avec Iohanân, qui ne rapporte rien de ce tête-à-tête.
Et l’Evangile de Jean de conclure à propos des témoignages sur les « miracles » que fit Iéshoua‘ : « Iéshoua‘ en a fait beaucoup d’autres. Si tout cela était écrit un à un, même l’univers, je pense, ne pourrait contenir les livres écrits. » (Jean 21, 25) Cette dernière phrase, naïve et montrant l’ignorance de ce que peut être l’Univers, n’est sans doute pas de Iehonân, mais de quelque scribe, divinement inspiré il est vrai !
Trois de ceux qui ne reconnaissent pas Iéshoua‘ et dont il flétrit la non-adhérence sont pourtant ceux qu’il emmena au sommet du Mont Thabor, quelques jours avant sa Passion : « Après six jours, Iéshoua‘ prend Petros, Ia’acob et Iohanân, son frère ; il les fait monter sur une haute montagne, à part. Il se métamorphose devant eux : ses faces resplendissent comme le soleil, ses vêtements deviennent blancs comme la lumière. Et voici, Moshè et Élyahou leur apparaissent. Ils parlent avec lui. » (Matthieu 17, 1-3)
Eux ont vu le Christ dans sa gloire, et Moïse et Elie Vivants ! De plus, une voix dans la  nuée dit : « Celui-ci est mon fils, mon aimé, en qui j’ai mon gré. Entendez-le » (Matthieu 17, 5). Pourtant, il est dit après la résurrection, qu’ils « n’adhèrent pas » !
« Jésus leur a tout dérobé car il ne s’est pas révélé tel qu’il était, mais comme ils étaient capables de le voir. Il leur est apparu à tous : grand aux grands, petits aux petits, ange aux anges (aggelos) et homme aux hommes. C’est pourquoi sa parole a été cachée à tous. Quelques-uns le voyaient croyant se voir eux-mêmes. Mais quand il apparut à ses disciples dans la gloire sur la montagne, il n’était pas petit. Il était devenu grand, et il grandit ses disciples (mathëtës) pour qu’ils fussent capables de le voir dans sa grandeur. Et il dit ce jour-là dans sa reconnaissance (eucharistia) : Toi qui unis la lumière parfaite à l’Esprit Saint, unis aussi les anges aux images que nous sommes. » (Philippe v. 21)
 
Christos” est la traduction en Grec du mot “Messie”. Nous parlerons, de ce fait de l’Energie Christ qui s’incarne dans la personne de Iéshoua‘. Après la sortie du tombeau, les apparitions du Christ restent quasi clandestines et ne durent que quarante jours ! Un quarante symbolique. Selon la Kabale des Kabales, dans 40 (Mem), le 4 tient enfermé le 10 (Yod) qui est la vie créatrice réalisée. « « L’absorption du Yod par l’action de la pensée est un aspect de l’inertie, et la force de l’inertie est un aspect de la présence omniprésente du 2 : c’est le 4.
[15] » L’inertie des apôtres qui s’opposent à la vie réalisée à travers la résurrection est évidente ! Dans la symbolique des nombres, on dirait que 40 est le déploiement du 4 bien terrestre[16], et là aussi force d’inertie.
Les proches du Christ ne le reconnaissent pas tant ce “Ressuscité” qui traverse les portes fermées, ou les murs, les effraie ; ils le prennent parfois pour un fantôme ! Son apparence est méconnaissable.
Nous nous en sommes tenus là surtout aux évangiles dits « canoniques », ceux de Luc, Marc, Matthieu et Jean, retenus arbitrairement comme seuls crédibles par l’Eglise Catholique Romaine. On sait, et saint Augustin déjà en était conscient, qu’il y eut une utilisation réciproque des textes pour constituer ces écrits. Au IVème et Vème siècles, les évangiles, dits par la suite hérétiques, circulaient dans tout le pourtour de la Méditerranée. Saint Jérôme supposait, comme saint Augustin, qu'il pouvait y avoir quelque or véritable dans cette “boue” des apocryphes. N’avaient-ils pas quelques prétentions à prétendre reconnaître l’or dans sa gangue ?
[17] Et n’auraient-ils pas pris l’un pour l’autre, confortant le choix de ceux qui voulaient uniformiser les croyances au détriment de la liberté ?
Les traductions des textes parvenus jusqu’à nous, posent des problèmes graves ; les limitations des traducteurs paraissent souvent évidentes et les mêmes logion de Tomas changent parfois de sens lorsqu’on passe d’une traduction à une autre. Quant aux faits rapportés, nous pouvons être plus familiarisés avec eux que ne l’étaient les témoins de l’époque :
« Aujourd'hui, nous pouvons fort bien penser que les apparitions de Moïse et d'Élie sur le sommet du mont Thabor, où le Rabbi est allé les rencontrer, étaient réelles, que Moïse et Élie se sont véritablement présentés personnellement, dans des corps faits de substances différentes de celles de notre univers sensible, mais rendues visibles. Ils ont, non seulement chargé Jésus de sa mission, ils lui ont donné les moyens de l'accomplir et lui ont transféré la prodigieuse Énergie cosmique qu'ils savaient manipuler. Dès lors, les mots de Jésus, son enseignement, ses paraboles, ses actes devenaient secondaires, car sa véritable mission était d'émettre cette Énergie.
[18] »
La venue du Christ sur Terre et sa résurrection furent des événements cosmiques extraordinaires. Les faits rapportés, réels ou non, mais devenus mythiques par les récits qui en ont été faits, ont produit depuis deux mille ans une succession d’événements de tous ordres qui interrogent. Une Energie extraordinaire a été libérée par cette résurrection. Mais « mille ans ne sont-ils pas comme un jour », au dire de la Bible !
Le témoignage essentiel qu’ils apportent aux humains, non seulement du temps d’alors, mais dans l’éternel présent qui transcende l’espace-temps, est essentiel. Nos connaissances nous permettent d’appréhender cet événement d’une autre manière que ne le firent les générations antérieures.
Miriâm de Magdala parle encore aujourd’hui aux pèlerins :
« Je veille sur les morts pour assurer leur résurrection car la mort est d’abord de la tête avant la crucifixion de tout le corps. Et c’est sur les crânes que je veille pour assurer leur résurrection. Et le Seigneur Jésus est là pour “identifier” la résurrection des corps.
Tel est le Message de Marie Madeleine en ces lieux. Elle fait savoir ainsi que la Sérénité de ses temples divers est à l’image de cette veille sur les morts.
Vous, en cheminement vers le Monastère de la Sérénité, soyez bénis en ce jour par la grâce de sainte Madeleine, et tous les parfums se déverseront sur vous pour la résurrection des corps dans leur authenticité et leur splendeur.
[19] »
Le Golgotha est étymologiquement “le lieu du Crâne” ; certains vont jusqu’à prétendre que le crâne d’Adam a été enterré là.
Miriâm de Magdala a vécu ; elle sait ce qu’est l’amour humain, charnel. Lorsqu’elle essuie de ses cheveux les pieds de Iéshoua‘, « elle enlève toutes les particules de saleté de ce contact qu’est le pied avec le sol, ce qui permet à l’âme de s’incarner, de prendre part à la terre.
[20] » Chez les Grecs, les pieds sont le siège de l’âme, soulignant par-là combien il est juste d’avoir les pieds sur terre !
 
La tradition gnostique (du grec gnôsis : connaissance), elle, affirme que le Rabbi est revenu, après sa mort, enseigner à un petit cercle de disciples. Il revient dans un corps qui peut prendre l’apparence du corps physique d’un homme ordinaire, mais il est tout autre, capable de se densifier pour manger et boire, capable de se sublimer pour disparaître instantanément, pour passer au travers des formes de la matière lourde seules accessibles aux sens. Ce n’est pas un spectre, un revenant qui fait peur à ceux qu’il surprend, mais un « Vivant Eternel » revenu d’autres dimensions pour être reconnu et pour enseigner. C’est l’apparition d’un Vivant dans ce monde où chacun est voué à la mort. Pour beaucoup de religions, « les univers où vivent des êtres aux perceptions multidimensionnelles ne sont perçus par elles qu'en termes imagés, sensoriels et matérialisants.
[21] »
Qu’est ce Corps de Glorification ? Il s’agit d’« un état produit par un ensemble, un multiple d’atomes justement reliés entre eux par les “Liens-Courants-Energie” qui transposent l’être à la densité-Lumière.
Cet état, “composé Originel d’Atomes vivants alimentés Radiativement” donne éclosion à une forme-Lumière que vous nommez Corps (mais qui n’a rien de commun avec le corps de chair)
[22] », écrit l’Instructeur de la nouvelle ère du Verseau.
 
Idées forces :
 
- La conscience est une propriété inhérente à la matière et devient, au stade humain, la conscience d’être.
- Un passage doit se faire pour acquérir la Conscience toute consciente. L’Unité du tout produit la Conscience Universelle.
- Au-delà de l’espace-temps, la vie prend d’autres formes ; il existe d’autres dimensions que celles que nous connaissons.
- Le Christ ressuscité apparaît aux apôtres dans un « corps » doué de propriétés surprenantes, son « Corps de Gloire » ou « Corps de Lumière », ou encore » Corps Conscient ».
- Les apôtres restent longtemps incrédules.

 
 
[1] Une brane, ou plus exactement, une p-brane est un objet étendu en théorie des cordes. Le p est le nombre de dimensions spatiales dans laquelle la brane a des extensions. Il faut rajouter à ce nombre une dimension temporelle pour obtenir le nombre de dimensions totales. Par exemple, une 1-brane est une brane à une seule dimension spatiale mais deux dimensions au total. Elles correspondent donc à des surfaces d’univers. 2-brane est une brane à une dimension temporelle et deux dimensions spatiales.
[2] Carlo Suarès, Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, R. Laffont, p. 6.
[3] Karuna Platon, L’Instruction du Verseur d’Eau, Les Editions de la Promesse, 2000.
[4] Carlos Castaneda, Le feu du dedans, Gallimard, p. 64.
[5] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 6.
[6] Dr Kenneth Ring, Life at Death (Sur la frontière de la vie).
[7] Chaque « Lettre » de ce Nom est décryptée dans Le Secret de la Roche aux 9 marches de Platon le Karuna, Editions de la Promesse, 2008, p. 218.
[8] L’articulation du monde, op.cit., pp.112-113.
[9] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 8.
[10] « Jean veut dire “grâce de Dieu”, ou “en qui est la grâce”, ou “auquel la grâce a été donnée”, “ou auquel un don a été fait de la part de Dieu” », La Légende Dorée de Jacques de Voragine, Edouart Touveyre, Editeur, Paris, MDCCCCII, tome 1, Introduction. Voir : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/
[11] Idem.
[12] Ibidem.
[13] « Luc veut dire “s'élevant ou montant”, ou bien “il vient de Lux, lumière”. En effet il s'éleva au-dessus de l’amour du monde, et il a monté jusqu'à l’amour de Dieu. » La Légende Dorée, op. cit.
[14] La Légende Dorée, op. cit.
[15] Carlo Suarès, La Kabale des Kabales, Méditation du Taw.
Dans le code alphanumérique attribué à l’Hébreu, à chaque lettre servant à composer un mot est attribué un nombre. Ainsi ? aleph : a = 1 et veth (ou Beth) : v (ou b) = 2 et ainsi de suite.
[16] Voir Robert Régor Mougeot, La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998, chap. IV.
[17] Voir Jean Doresse, L'Évangile selon Thomas, ou les Paroles de Jésus, Plon, 1959.
[18] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 5.
[19] Conférence inédite, Emmanuel-Yves Monin, 1984.
[20] Idem.
[21] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 6.
[22] Karuna Platon, Les Sons de Dieu, Le Point d’Eau, 1986, p. 91.
 
Le Christ  dans son Corps à la fois de Chair et Glorieux
... 
 
D'après un tableau de Marcel de Parédès exposé dans l'église Saint Martin de Monaco.
 
Michel de Parédès cite la phrase de saint Paul qui l'inspira :
"Le Christ-Jésus, c'est l'Image invisible de Dieu."
Il écrit:
"Jésus, c'est l'Homme Céleste, son corps, c'est le le corps Spirituel.
Le vrai Christ n'est pas un Christ de chair, corporel.
Deux êtres se détachent de Jésus. Il n'est donc pas question de chercher à peindre
le Christ au complet... puisqu'une moitié de son être, indissociable de l'autre,
nous échappe totalement.
Ce jeu complexe de l'Ombre et de la Lumière ne signifie rien moins que
les rapports du Créateur avec l'Homme Crée."
( Cité par Karuna Platon dans Chevaliers d'aujourd'hui,
Chevaliers de demain aux Éditions de la Promesse)
Karuna écrit, dans le livre cité :
"L'image de ce Christ en Croix exprime bien la Valeur Nécessaire d'un corps habité par
sa Forme Lumière.
La partie dense, ' l'Obscur ', cloué sur la Croix.
La Lumière qui épouse ce corps cependant Libre et Résurrectionnel."
Huile sur toile. Régor
 
   

Voir : LE CHRIST ANDROGYNE 
  
 
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